L’image du manga

Comme c’est bientôt noël vous allez surement avoir le droit au long repas de famille avec les diverses discussions sur la politique, la crise économique etc et puis peut-être aurez-vous le droit à ce moment où vous parlerez de culture et de littérature. Et c’est à ce moment que lorsque vous direz que vous lisez des mangas certaines personnes critiquerons les mangas sous prétexte que « ce n’est pas mature », « c’est pour les enfants et les ados » etc.

Et à ce moment vous pourrez montrer cette article qui va avoir pour but de démontrer que le manga peut être mature tous comme certaines BD franco-belge connues le sont (Largo Wintch, Thorgal, Blake et Mortimer etc).

Qu’est-ce qu’un manga ?

Il est assez difficile de définir précisément ce qu’est le manga tellement il peut y avoir de différence, certains mangas peuvent être en couleurs d’autres en noir et blanc, certains peuvent être fais par des japonais et d’autres par des français, des coréens. Je vais donc donnée la définition de Wikipédia qui est plus précise que celle du Larousse.

Un manga est une bande dessinée japonaise. Le mot « manga » est parfois utilisé pour désigner, par extension, une bande dessinée non japonaise respectant les codes des productions populaires japonaises ou pour nommer, par métonymie, d’autres produits visuels rappelant certaines de ces bandes dessinées (dessins animés, style graphique, etc.). Les mangas traduits en langue française se lisent généralement dans le sens d’origine (de droite à gauche). La plupart des mangas sont en noir et blanc.

Les différentes catégories de mangas

Il existe différentes catégories de mangas en fonction du public visé par le manga :

  • Kodomo pour un public jeune (moins de 10 ans), quel que soit son sexe.
  • Shōnen pour un public masculin jeune, de 8 à 18 ans.
  • Shōjo pour un public féminin jeune, de 8 à 18 ans.
  • Seinen pour un public masculin adulte, 16 ans et plus.
  • Josei pour un public féminin adulte, 16 ans et plus.
  • Seijin pour un public adulte, 18 ans et plus.

 

Si beaucoup de personnes pense que les mangas sont pour les enfants et adolescents, c’est que les œuvres les plus connues du grand public en France sont des Shōnen et que lorsqu’on parcourt les rayons des magasins se sont souvent les mangas les plus mis en avant. Néanmoins il serait assez réducteur de juger que les mangas sont pour enfants et ados en se basant sur un type de manga. On pourrait faire la même chose avec la BD franco-belge en se basant uniquement sur des œuvres tels que Titeuf, Boule et Bill, Astérix et Obélix. Je vais donc vous montrez que tous comme les BD franco-belge il existe des mangas matures.

Les mangas matures

Attention, je n’ai pas l’intention de faire une liste exhaustive de tous les mangas matures je vais juste cité différents mangas et ce qui font qu’ils sont matures.

Dans Au cœur de Fukushima (de Kazuto Tatsuta aux éditions Kana), un mangaka nous raconte le quotidien des ouvriers qui travaille à la centrale de Fukushima après l’incident. L’auteur c’est fait embaucher à la centrale de Fukushima et raconte son histoire au travers de ce manga. Il nous livre ainsi de nombreux détails sur les conditions et le fonctionnement du travail suite à l’incident, le tous en adoptant un ton neutre, il ne s’agit donc pas d’une critique mais d’un reportage. Le manga a d’ailleurs reçu de très bonne critique de la part de journaux tels que Le Monde, Le Courrier International et Libération. (extrait du manga, interview de l’auteur)

Dans Daisy Lycéenne à Fukushima (de Reiko Momochi aux éditions Akata dans la catégorie Shōjo), la mangaka raconte comment l’incident a bouleversé la vie des habitants de la région, et comment la jeunesse essaye de retrouver l’espoir. Bien que le manga prennent parti contre le nucléaire celui-ci montre très bien les différentes réactions des japonais suites à la catastrophe. Et pour ce manga la mangaka s’est appuyé sur un romans ainsi que sur des témoignages d’étudiants, parents et enseignants.

Dans Double Je (de Reiko Momochi aux éditions Akata dans la catégorie Shōjo ), la mangaka réalise une critique du système judiciaire japonais, tout en nous livrant une réflexion sur la peine de mort et la vengeance (Peut-on souhaitez la mort d’un assassin ? Peut-on pardonner à un assassin ? Jusqu’où peut-on aller par vengeance ?)

Ce ne sont que trois exemple parmi une grande liste, j’aurai également pu mettre

  • Solanin, d’Inio Asano chez Kana, qui parle de la difficulté de l’entrée dans le monde des adultes
  • Le Pays des Cerisiers, de Fumiyo Kouno chez Kana, qui traite d’Hiroshima
  • Dans un Recoin de ce Monde, de Fumiyo Kouno chez Kana, qui parle de la vie pendant la guerre
  • A Silent Voice de Yoshitoki Oima chez Ki-oon et Perfect World de Rie Aruga chez Akata qui aborde le sujet du handicape
  • etc.

Le mot de la fin

J’espère donc avoir réussi à travers cet article à vous montrer que s’il existe des mangas qui s’adressent aux enfants ou au ados ce n’est pas le cas de tous et qu’il est donc réducteur d’affirmer de dire cela sans avoir essayer de s’intéresser au sujet.

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